ATELIER-GALERIE DE L'ARTISTE PEINTRE RENÉ HEVERAET À GERBEROY

René Heveraet :: Artiste Peintre



Gerberoy, Gerberoy…

Ö merveilleux village,
Toi, joyau oublié d’un écrin de verdure,
Tu sors tout droit du Moyen-Äge,
Défi du passé au futur.

Dans tes ruelles vagabondes,
Sur tes pavés disjoints, usés,
On gravit lentement les pentes
Qui, entre tes maisons serpentent ;
Vieilles façades qui abondent
Et rivalisent de beauté.


Village de pierres et de torchis,
Sur la colline où l’Ile de France
Vient côtoyer la Normandie,
Tu dus connaître bien des transes
Mais jamais tu ne fus détruit.


Et du printemps aux premiers givres,
Jardin idéal et sacré,
Le passant, de tes fleurs s’ennivre :
Iris bleus, jaunes ou mordorés
Cramponnés au pied des murettes,
Clématites, glycines et rosiers
Qui grimpent et donnent un air de fête
Aux colombages avivés…

Des peintres, tu es le paradis
Les artistes viennent t’admirer.
Et certains noms se sont inscrits
Qui resteront dans ta mémoire :
Le Sidaner au temps jadis,
René Heveraet, sa fille Sophie,
Peintures et vitraux pleins d’espoir.
Et grâce à leur talent aussi,
Ta chatoyante image parcourt tout le pays.
De ton charme le poète se sent imprégné.


De tes pavés disjoints, écoute le silence…

Les autos, lentement, passent à roues feutrées
Pendant que les chevaux de leurs sabots ferrés
Font retentir leurs pas chauds et cloqués,
Réveillant souvenirs et émotions intenses
Des cavalcades anciennes.


Gerberoy, si grand est ton attrait…

Quand on y est venu, il faut qu’on y revienne ;

Jacques Varlet

En ma profonde Picardie,
Je sais des villes médiévales
Gerberoy, Picquigny, St Valéry,
Amiens-passion : la cathédrale.
En ma profonde Picardie,
Je sais ruelles séculaires
A Laon, St Quentin ou Magny
Gardant l’histoire de nos pères.
En ma profonde Picardie,
De tumulus en tumulii
Hortillonnages, entailles et puits,
A Crécy aux douces collines
Où notre passé s’enracine,
Je sens monter une ferveur,
Comme une sorte de bonheur
En ces hauts lieux qui me fascinent.


Un ami du peintre -J.Varlet

Vous souvenez-vous des coquelicots d’autrefois et comme ils frémissaient sur les talus de juin ? Et des amples remous du vent qui brouillaient les volumes sur les bl és encore verts ? Vous souvenez-vous de l’odeur de poussière et de chaud qui s’élevait des champs moissonnés quand les meules étaient faites, et comme elle appelait la fraîcheur d’un goûter de fromage blanc au petit goût de présure pétillante que l’on vous apportait dans des jattes embuées ? Vous souvenez-vous du clocher de votre église –de votre église où qu’elle soit- lorsque vous aviez passé le tournant, et comme il faisait bon ralentir l’allure ? Et la verdeur de l’herbe sous le miroitement des peupliers, vous en souvenez-vous ?
Et l’odeur bouleversante des roses anciennes qui croulaient de toutes leurs branches charg ées dans le crépuscule, et la lumière qui éclatait en fanfare sur les rebonds des fruits mûris sur les fenêtres, et les bouquets joyeux qui même un peu fanés gardaient leur élégance, et la tendresse discrète des couleurs atténuées des murets de village devant lesquels on ressent de la paix, même à y passer tous les jours ? Vous en souvenez-vous ?
René Heveraet les a sur sa palette. Tous ! Il a le vent, les parfums, les légèretés et les touffeurs des étés finissants, les éclats de soleil sur les pavés anciens, le silence des natures que l’on dit mal « mortes ». Avec tant de couleurs, de bonheur, de candeur, que sans doute vous aussi aurez envie de passer cette absurde barri ère de matière et d’aller voir un peu, là-bas derrière le coin de la maison – la maison bleue, vous savez bien si c’est aussi touchant, si c’est aussi heureux.
Et vous aurez envie de respirer et de vous souvenir. Et vous repartirez en souriant peut- être ?
Frédérique SOUVERAIN
Sous son pinceau habile, René HEVERAET peint avec amour et avec un style bien à lui les rues et les maisons de son village Gerberoy. Les teintes naturelles légèrement avivées donnent à ses tableaux un rayonnement du plus bel effet. Des barrières rouges, des colombages bleus, des murs jaunes, tout juste ce qu’il faut mais jamais criards, confèrent à ses toiles une polychromie reposante comme doit l’être ce joli village et qui correspond aussi, semble-t-il, au calme de l’auteur
Un ami du peintre - Jacques Varlet

La maison du peintre
Oui! C’est là que le peintre
Abrite son bonheur ;
Sous des rideaux de plantes,
Sous des bulles de fleurs.
Et dans son beau village
Propre à l’inspiration,
Il peint des paysages
Où les vieilles maisons
Jailissent, décorées
Avec art et passion.


Un ami du peintre -J.Varlet

Gerberoy ! Gerberoy !
Gerbes reines !
Tes fleurs, ô beau village,
Règnent en souveraines.
Sous leur apparence muette
Les maisons savent converser.
-“As-tu bien fermé tes fenêtres ?
L’orage risqué d’éclater.”

-“Taille ton buisson d’aubépines,
il vient me gratter le nez.”

-“Dis, quand tu fais la cuisine,
Fume donc d’un autre côté.”

-“Que penses-tu de la voisine ?
elle a un petit air penché.”

-“parle plus bas, vieille chaumine
Ta locataire vient de rentrer.”

Un ami du peintre -J.Varlet

LE COQUELICOT, FLEUR DE LA PAIX.

La nature saurait-elle aussi à sa manière célébrer la paix ? On aimerait l’espérer. Existerait-il une fleur officielle de la paix ? L’historien Pierre Miquel en a trouvé une : le coquelicot.
Le coquelicot fut la première fleur à refleurir sur les champs dévastés par les bombes tombées sur les villages autour de Verdun, parmi lesquelles, ironie de l’histoire, celui de Fleury qui fut complètement rasé !
Quand les bombes se taisent et que toute vie a déserté une terre trop brûlée, la première fleur à renaître est le modeste coquelicot. Venu de nulle part, venu de l’espérance.
Au-delà du fait bien précieux de son apparition, le coquelicot est en soi aussi tout un symbole.
C’est en effet la fleur la plus fragile, qui tombe au moindre souffle d’air. Fragile au point qu’on ne peut même pas la cueillir, qu’on ne peut donc s’accaparer, comme on ne s’accapare pas la paix.
Comment enfin ne pas penser aussi à cette autre fleur le bleuet, symbole des anciens combattants.

Ils sont ensemble les fleurs de l’humanité.

Barrière, ô barrière écarlate !
A mes regards curieux, tu opposes tes lattes.
Hermétique aux passants, tu clos ton univers.
Barrière…

Caches-tu un jardin aux odorants parterres ?
Serais-tu le refuge de suppôts de l’enfer ?

Simplement une idée de ton propriétaire.


Un ami du peintre -J.Varlet

A ch’port à fien
Quint I oét bieu
Au bord d’el ieu
Qu’o’z’est-I bien !
Sur sin batieu.
Ene canne-à-péque
Au bout d’ses doègts.
Pi sin capieu
Su l’bout d’sin nez

Un ami du peintre
J.Varlet

 

Au fond d’chés rieux
Y o des tchots batieux,
Gaunes, noères ou bien bleus,
Avu l’tchul plein d’ieu
Pou n’point s’éclier
Quint I foët trop sé.
Chés hortilloneux
Printent’é bien soin d’eux,
Au fond ‘échés rieux
Trachés au cordieu

Un ami du peintre- J.Varlet

Au Coeur de la vieille ville,
Serpente un jardin merveilleux.
La rose, le lupin, le lys et la glycine
Se partagent les murs
En riants camaïeux.
Et les chaudes soirées
Au parfum de vanille
En font un doux refuge
Chemin des amoureux.


Un ami du peintre -J.Varlet

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